CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL


2940, ch. Côte Ste-Catherine
Pavillon de la Faculté de l'aménagement, salle 0056
Métro Université-de-Montréal

OUVERT AU PUBLIC
Les mardis, mercredis, jeudis et dimanches de 12 h à 18 h
ENTRÉE GRATUITE


Les groupes intéressés à visiter l'exposition sont priés de communiquer avec nous au 514 343-6111, poste 4694 ou par courriel à
Communiqué (PDF)

Invitation au vernissage (PDF)

Communiqué conférence Paviol (PDF)

Communiqué Nuit blanche 2015 (PDF)

Programmation Nuit blanche 2015 (PDF)
























Du 28 janvier au 15 mars 2015

Flux

Commissariat : Irena Latek

Vernissage : 28 janvier à 17h30

FLUX, installation immersive en 14 paysages visuels et sonores plongeant le visiteur dans les urbanités intensives de New York, Paris et Istanbul.


medialabAU présentera, du 28 janvier au 8 mars 2015 au Centre d’exposition de l’Université de Montréal, Flux, essai architectural de spatialité évènementielle qui veut, littéralement, verser la ville dans l’architecture. Projeté sur un écran géant en forme du ruban de Moebius, l’œuvre Flux propose 14 paysages urbains à multiples échelles. Les évènements naturels et artificiels qui y surviennent et leurs temporalités variables s’unissent ici à l’existence humaine, elle-aussi, signifiée par les pulsions des êtres et leurs machines. Le dispositif matérialise ainsi l’idéal de l’architecture en mouvement, crée un espace hermaphrodite – un espace total et l’idéal de l’espace sans fin, espace de vie sans finitude, espace qui nous entoure, dont on ne peut pas s’extraire, et sa perception est libérée du cadre et des repères. Cette totalité, en constante transformation, liée par des réseaux de relations changeantes, fait une entité indivisible dans laquelle se mue une sorte d’œuvre totale et collective que l’installation cherche à capter, produire, transmettre, lui donner sens.




Les spatialités ainsi créées correspondent souvent à l’état de flottement et font expérimenter au visiteur la légèreté – cette volonté de jouer avec un espace en perpétuelle transformation, héritière des désirs suprématistes de libération de la pesanteur terrestre. Elle acquiert aujourd’hui des références nouvelles. L’œuvre les cherche, les exprime.


Flux est un édifice vivant, une architecture fabriquée de la ville dans ses états instables, de ses élans et ambiances hétéroclites. Enveloppant le corps dans un espace vidéo-sonore, l’installation réunit dans une seule émotion l’espace 3D et l’expression de la vie. L’espace, également organisme vivant, la vidéo/construction propose un autre sens au terme de « architecture générative » (biomorphique ou organique). Ce n’est pas le code générant la forme qui la désigne générative et biomorphique, mais son processus génératif permanent, son état de mutation, sa détermination à porter continuellement le souffle de vie. L’objet n’est pas saisissable dans sa choséité, mais vivant et donné à vivre. C’est la vie évoluant dans l’espace que trace l’objet – il devient dépendant de cette description, supplanté et constitué par elle. Flux dans sa recherche de l’architecture vivante s’approprie l’idée deleuzienne de la non préexistence de l’objet à sa monstration.


Tout au long des 25 minutes, l’œuvre plonge le visiteur dans des urbanités intensives de New York, Paris et Istanbul, lui permet d’arpenter leurs espaces publics, proposant ainsi de re-voir l’espace de la ville occidentale à un moment où ses paysages et cultures, ses lieux géographiques et histoires confrontent la mondialisation. Entrecroisant publics et sites divers, Flux fusionne individus, groupes et paysages de quatorze lieux :

NYC, Times Square (en feu)
Paris, Place de la République, le 1er mai
NYC, Brooklyn Bridge
Paris, Place de la Concorde
Istanbul, Place Galata
NYC, panorama de nuit
Istanbul, paysage au crépuscule
Paris, roller sur le boulevard Saint-Germain
Istanbul, paysage de soir
NYC, Pier 62 Skatepark-1
Istanbul, traversiers
NYC, berge avec hélicoptères
NYC, Pier 62 Skatepark-2
Istanbul, au bord de la Corne d’Or


Réalisation - Irena Latek
Composition et conception sonore - Simone D’Ambrosio
Caméra - Martin Bourgault, Fannie Duguay-Lefebvre et Irena Latek
Montage vidéo - Irena Latek,
Assistantes - Stéphanie Leboeuf et Gabrielle Renault
Contribution aux compositions du son pour les paysages de NYC, Brooklyn Bridge, et NYC, Pier 62 Skatepark-1 et 2 : Charles Laurence Proulx
Contribution à la recherche : Fannie Duguay-Lefebvre
Réalisation de la projection en technologie numérique IAM : Patrick Saint-Denis
Assistants : Hugo Duguay et Karl Robert


medialabAU

Les explorations spatiales et médiatiques du laboratoire medialabAU se situent dans une tradition de conceptualisation de l’architecture liée à la ville, au paysage et au territoire, dont l’élaboration passe par le travail du dessin et de l’image. Faisant du mouvement le premier niveau de pensée du projet, medialabAU explore les approches cinématographiques, vidéastes ou multimédias cherchant à renouveler la conception architecturale. Il s’agit de s’emparer du vaste kaléidoscope de moyens appartenant aux arts numériques pour chercher, dans l’inconscient collectif des formes inédites d’architecture, à déceler ses signaux et ses traces dans les lumières, les sons, les instants, les évènements et les mémoires. Des instruments nouveaux, des objets et des médias inédits, émergent de ces recherches - le collage mouvant, le paysage interactif et la vidéo/construction. Flux expérimente cette dernière.

Les 14 œuvres et l’installation Flux ont été réalisées dans le cadre du programme de recherche-création du laboratoire medialabAU « Architecture de la ville mouvante. Développement de méthodes de la représentation architecturale par les médias technologiques. Exploration architecturale de vidéo/espace et des projections immersives » avec l’appui du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC) et de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI). L’exposition a reçu l’appui du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

Irena Latek

Irena Latek est professeure à l'École d'architecture de l'Université de Montréal, directrice du laboratoire de recherche-création medialabAU. Architecte diplômée de l'École Polutechnique de Varsovie et directrice de l'Institut de recherche en histoire de l'architecture (IRHA) de 1997 à 2000, Irena Latek a désormais ses intérêts de recherche à la lisière de l'architecture et des arts numériques. Ses travaux ont été exposés précédemment au Centre d'exposition de l'Université de Montréal, mais également à la Galerie SAT ainsi qu'en Espagne, en Allemagne et en France.


Liens :
medialabAU
Irena Latek
École d'architecture de l'Université de Montréal
Institut arts cultures et technologies (IACT)



Vidéo disponible sur Viméo




Évènements à venir :

Mardi 10 février 2015 à 17h30, amphithéâtre 3110


Architectures et culture cinématographique

Conférence de Sophie Paviol, architecte, docteur en histoire de l’art de l’EHESS, enseignante Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble (ENSAG) Sophie Paviol est architecte, docteur en histoire de l’art de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Maître-assistante en histoire et cultures architecturales à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, ses recherches au sein du laboratoire de recherche des « Métiers de l’Histoire de l’Architecture, édifices-villes-territoires » interrogent les changements de paradigmes de la pensée de l’architecture au XXe siècle. S’intéressant en particulier à la modernité des années 20-30, elle a publié L’invention d’un espace. Giuseppe Terragni (Infolio, 2006) et Ali Tur. Un architecte moderne en Guadeloupe (Infolio, 2014). C’est cet intérêt pour l’espace architectural considéré comme système dynamique dont la réalité est sans cesse transformée par la vie de ses habitants et le mouvement des paysages alentour qui a rapproché Sophie Paviol du cinéma. Responsable de la recherche pluridisciplinaire « Vidéo / architecture. L’image en mouvement comme processus de projet » (programme de recherche « Art, architectures et paysages » initié par le Ministère de la Culture et de la Communication), ses travaux montrent comment le cinéma est devenu un véritable paradigme pour la pensée du projet d’architecture. Elle a publié avec Clotilde Simond, Cinéma et architecture. La relève de l’art (Aléas, 2009), « Progettazione architettonica / Proiezione cinematografica », dans Teorie e tecniche della rappresentazione contemporanea, sous la direction de Rossella Salerno (Politecnica Maggiori, 2011) et récemment co-édité avec Irena Latek, Clotolde Simond et Françoise Very l’ouvrage collectif In situ / de visu / in motu. Architecture, cinéma et arts technologiques (Infolio, 2014). La conférence de Sophie Paviol est présentée par École d’Architecture et le laboratoire de recherche-création medialabAU avec l’appui de CRSH.




Lancement du livre IN SITU-DE VISU-IN MOTU. Architecture, cinéma et arts technologiques

vendredi 13 février 2015

à la librairie du Centre Canadien d’Architecture à 17h
1920, rue Baile, Montréal, Québec, H3H 2S6

la soirée sera animée par les éditrices et les auteurs
Irena Latek, Sophie Paviol, Alessandra Ponte et Stephan Kowal 

l'ouvrage collectif
IN SITU-DE VISU-IN MOTU. Architecture, cinéma et arts technologiques


Les territoires contemporains nous obligent à porter sur le monde un regard autre que celui de la modernité. Leur projection n’en appelle pas seulement à la démultiplication des points de vue, à la rupture d’échelles, mais également à l’imprévu. Elle invite à l’invention d’outils de conception et de représentation pluridisciplinaires qui tiennent ensemble non seulement le temps et l’espace, mais aussi l’intentionnel et l’accidentel, le construit et le sociétal. Si le cinéma n’hésite pas à court-circuiter des données hétérogènes pour représenter la vie, ne pourrait-il pas contribuer, avec les arts technologiques, à transformer la conception des territoires en un processus ouvert, en lien intime avec la société ?



Programmation spéciale dans le cadre de la Nuit blanche
28 février 2015

Pour sa première participation à l’évènement la Nuit blanche à Montréal, le Centre d’exposition présente une programmation spéciale intitulée Bouquet numérique basée sur deux thèmes très présents dans l’exposition Flux ; les arts numériques et l’architecture.                                  

Nelly-Ève Rajotte a obtenu sa maîtrise à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQÀM en 2006. Ses œuvres sont exposées dans plusieurs galeries, centres d’artistes et festivals d’arts numériques au Québec, au Canada et à l’internationale. Les images en mouvements de l’artiste témoignent d’une recherche autour de la notion du double et de la superposition. Avec la performance et l’installation vidéo et sonore de Muu l’artiste travaille avec des images d’une Amérique désertique et mythique sous la thématique de la disparition. Les images de l’Ouest américain désertique qui est l’endroit où l’existence n’est plus que par quelques traces qui subsistent encore et témoignent de la disparition. L’œuvre Muu s’inspire du genre cinématographique Western Spaghetti où l’utilisation du son lent et rythmé impose une tension dramatique, est conjuguée avec des plans de caméra très large montrant des paysages imposants faisant référence à l’immensité, la perte et la disparition.
Nelly-Ève Rajotte, Muu, 2014

Isabelle Hayeur
est une artiste numérique montréalaise reconnue pour ses montages photographiques grands formats, ses vidéos et ses installations in situ. Elle aborde dans ses œuvres les aberrations de l’urbanisation, l’étalement urbain, l’industrialisation de nos sociétés et l’état du territoire. La technologie que dispose désormais l’homme altère et construit autrement les paysages qui influencent en retour l’identité humaine. Isabelle Hayeur utilise les technologies numériques de l’image afin d’assembler de nouveaux paysages.

Programmation :

18h                     Ouverture de la salle : exposition Flux

Programme 1 (Hall du Centre d’exposition)

19h-19h30          Performance MUU de Nelly-Ève Rajotte
19h35-19h45       Projection vidéo Mirages d’Isabelle Hayeur
19h45-20h30      Projection des travaux d’étudiants à l’École d’architecture de l’Université de Montréal dans le cadre de l’atelier Formes et contexte - Architecture, ville et arts médiatiques dirigé par Irena Latek et Fannie Duguay-Lefebvre : Contaminations croisées de Hugo Duguay et Karl Robert, Sans titre de Charles Laurence Proulx et Thomas Rieme, finalement, La vi(ll)e est mémoire d’Elise Lacoursière Bourget et Étienne Ostiguy
20h35-20h50      Projection vidéo Aftermaths d’Isabelle Hayeur

Programme 2 (Hall du Centre d’exposition)

21h30-22h          Performance MUU de Nelly-Ève Rajotte
22h35-22h45      Projection vidéo Mirages d’Isabelle Hayeur
22h45-23h30      Projection de travaux d’étudiants de l’École d’architecture de l’Université de Montréal présentés par medialabAU
23h35-23h50       Projection vidéo Aftermaths d’Isabelle Hayeur

1h00                   Fermeture de la salle : exposition Flux


nuit blanche





Images :

Montage 1
Montage de l'exposition Flux - Tests sur l'écran en forme de ruban Moebius



Flux (Skate), medialabAU, 2015.



Flux (Istanbul), medialabAU, 2015.



Flux (Skate), medialabAU, 2015.


Dernière modification : 20 juin 2018