Exposition «Vue d'avenir» Charrette du CAC
Du 27 octobre au 2 novembre 2003
Le Centre d'exposition de l'Université de Montréal
a présenté la neuvième édition de la
charrette universitaire du Centre Canadien d'Architecture. Intitulée
Vue d'avenir , cette charrette vise à susciter chez les étudiants
des idées et des projets en matière de design urbain.
Le concept de la charrette universitaire offre aux étudiants
en architecture et dans les disciplines connexes le défi
de créer en trois jours des esquisses de projets reliés
à une problématique et à un lieu précis.
La rapidité de l'exercice prépare bien les étudiants
à la vie professionnelle en leur permettant d'expérimenter,
dans le cadre d'un exercice annuel, des défis semblables
à ceux qu'ils rencontreront plus tard dans leur pratique.
Cette année, les étudiants se pencheront sur la conception
d'un belvédère qui servira à révéler
des aspects cachés et significatifs de la perspective du
site et qui devra permettre, par sa présence, de restructurer
l'expérience conceptuelle et physique de l'observateur. Chaque
équipe devra proposer un projet original tenant compte des
réalités concrètes du site, de ses spécificités
à la fois physiques, sociales, politiques et historiques.
L'origine de la charrette remonte à plus de cent ans, explique
le communiqué émis par le CCA. «Au XIX esiècle,
en effet, l'École des beaux-arts de Paris lançait
des concours d'architecture auprès des étudiants,
qui devaient réaliser des travaux et des dessins dans des
délais très courts. À l'approche de la remise
des travaux, les futurs architectes sortaient en courant de l'atelier
en réclamant une charrette pour le transport de leurs oeuvres,
comme le relate Émile Zola dans L'uvre: «Dès
que la charrette parut, une clameur éclata. Il était
neuf heures moins un quart, on avait le temps bien juste d'arriver
à l'École. (...) Ceux qui voulaient s'entêter
à finir un travail, un détail étaient bousculés,
emportés. En moins de cinq minutes, les châssis de
tous se trouvèrent empilés dans la voiture.»
Le mot est resté, et aujourd'hui, on dit des étudiants
participants qu'ils sont «en charrette».
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