Marie-Jeanne Musiol
Les photographies de Musiol donnent à voir des luminescences
qui entourent des feuilles comme un halo. L'énergie est révélée
grâce au procédé Kirlian, une machine de vision
capable de saisir le champ énergétique émanant
des organismes et des choses. Ce procédé n'est pas nouveau
puisque c'est en 1950 que l'électronicien et photographe amateur
Kirlian et sa femme ont révélé pour la première
fois les fameuses traces auratiques, sortes de bioluminescences imperceptibles
à l'il nu. Ils étaient parvenus à capter
l'émanation énergétique des organises en faisant
une prise de vue directe, sans appareil, d'un objet traversé
par un courant électrique. Marie-Jeanne Musiol est une des rares
artistes à explorer la dimension visuelle de ce procédé.
Ses uvres illustrent le renouvellement de la vie dans la nature,
le transfert de l'énergie à travers le temps, toujours
en mouvance mais jamais perdue. Elles nous donnent à voir ce
qui autrement est invisible.
Une corne à boire de la Collection du département d'anthropologie,
accompagne ses uvres. La corne est souvent associée au
dieu Bacchus, qui meurt à chaque hiver et renaît au printemps.
La corne symbolise, ce renouveau, cette énergie qui suit son
cours.
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