Faculté des arts et des sciences


Herbier Marie-Victorin

L’Herbier Marie-Victorin, qui porte le nom de son illustre fondateur et qui est entreposé à l’Institut botanique du Jardin botanique de Montréal, est une collection de plantes généralement séchées, indigènes et exotiques. Développé en 1920 à partir des collections du frère Marie-Victorin et de collections européennes acquises par celui-ci, auxquelles se sont ajoutés des spécimens provenant de récoltes, de dons et d’échanges avec d’autres herbiers du monde, l’Herbier Marie-Victorin propose une représentation mondiale. La collection regroupe plus de 750 000 spécimens. À ce titre, elle est la troisième en importance au Canada. La collection est destinée surtout à la recherche scientifique fondamentale universitaire (botanique, ethnobotanique, etc.), mais sert également à l’enseignement universitaire et est disponible à titre de référence pour des travaux scientifiques ou de vulgarisation.

Aster anticostensis

   Août 1985
   Québec

Les asters sont un groupe de plantes qui fleurissent abondamment et de façon spectaculaire à la fin de l’été au Québec. L’espèce montrée sur cette planche, l’Aster d’Anticosti, est restreinte aux rivières calcaires de la Gaspésie, de l’île d’Anticosti, du Nouveau-Brunswick et du Maine. La MRC de Pabok en a fait son symbole floral. Le spécimen original de l’Aster d’Anticosti a été cueilli à l’île d’Anticosti, par John Macoum, grand botaniste canadien. Par la suite, elle fut nommée par Fernald, un botaniste américain qui a étudié notre flore et qui fut un mentor du frère Marie-Victorin. Celui-ci la découvre en Gaspésie, la considère comme une espèce différente et la nomme Aster de Gaspésie. L’étiquette orange fait référence à des travaux de recherche que le conservateur et l’un de ses étudiants ont effectués. Ceux-ci ont pu ainsi démontrer, entre autres, grâce au nombre de chromosomes, que cette espèce était bien distincte de l’Aster de New York, une espèce fréquemment cultivée et abondante sur le littoral. Ce spécimen témoigne d’une page importante de l’histoire de la botanique du Québec.

Cypripedium reginae

   Juin 1986
   Québec

Cette orchidée (sabot de la vierge ou cypripède royal) est, malgré sa rareté, facile à cultiver et donc menacée par la récolte de ceux qui voudraient la mettre en jardin. La cueillette de ces fleurs roses menace aussi sa survie. Cette plante habite des milieux humides souvent menacés. Le spécimen présenté ici a su garder ses couleurs originales, malgré un léger jaunissement. Le problème des spécimens d’herbier, étant qu’ils pâlissent avec le temps et perdent leurs couleurs.

Gentianpsis victorinii

   Juillet 1985
   Québec

L’une des belles fleurs de notre flore, ses corolles bleues se cachent parmi les hautes herbes du marais supérieur de la zone des marées d’eau douce du fleuve Saint-Laurent, entre Grondines et Saint-Jean-Port-Joli. Cette espèce n’existe qu’au Québec et pourrait devenir le symbole de l’urgence de conserver notre estuaire fluvial.

Dernière modification :4 juillet 2018

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