RESPONSABLE
Département des sciences biologiques et Institut de recherche en biologie végétale


Collection entomologique Ouellet-Robert

Cette collection, avec environ 1 000 000 de spécimens représentant plus de 20 000 espèces, dont 12 000 québécoises, est un témoin essentiel de la biodiversité de la faune entomologique présente et passée du Québec et d’ailleurs. Elle est une source d’information sur les insectes pour les chercheurs qui travaillent sur la taxonomie et l’identification, la systématique et la phylogénétique, la faunistique et la biogéographie, l’autécologie, la synécologie et les indicateurs biologiques. Enfin la collection est consultée par des chercheurs locaux, nationaux et internationaux. La création de cette collection remonte aux année trente, par le premier professeur d’entomologie à l’Université de Montréal, Gustave Chagnon. La collection s’est enrichie depuis lors de nombreux dons et des collections du corps professoral et des étudiants. Elle se spécialise actuellement dans l’étude des insectes aquatiques. Cette collection est la seconde en importance au Québec.

Repères pour l’avenir

   Manuel d’identification, catalogue, notes manuscrites,
   insectes en papillotes et montés sur épingles

Ces objets témoignent de la diversité biologique passée de la vallée du Saint-Laurent, avant l’industrialisation, l’agriculture moderne et l’urbanisation. L’étude de la biodiversité, c’est l’évaluation de la prodigalité de la nature dans la variété et la richesse des formes vivantes à l’échelle de la planète. C’est aussi une mesure de la santé des écosystèmes à travers la diversité des conditions environnementales et des effets de l’activité humaine. Si la biodiversité varie dans l’espace à l’échelle des continents, elle change aussi dans le temps au cours des générations et des siècles. Car la biodiversité du présent ne peut s’évaluer pleinement que par rapport à celle du passé. Dans des collections telle la collection Ouellet-Robert, on peut découvrir les espèces présentes chez nous, maintenant disparues, les espèces abondantes, actuellement plus rares, mais aussi les espèces nouvellement envahissantes...

L’hémérodrome

   Publications, dessins, photographies au microscope électronique,
   spécimens conservés dans l’alcool

Les hémérodromes sont de petites mouches carnassières dont les larves sont aquatiques. Les adultes, rapides voiliers et redoutables prédateurs, toisent les berges à la recherche de moucherons qu’ils attrapent avec leurs pattes antérieures modifiées en grandes pinces. Ils jouent un rôle non négligeable dans le contrôle des insectes-pestes, telles les mouches noires. Il y a une vingtaine d’espèces d’hémérodromes en Amérique du Nord, dont huit au Québec. De ces huit, deux ont été découvertes et décrites pour la première fois au Québec, à savoir Hemerodromia chilcotti, Harper en 1974 et Hemerodromia fibrina, Landry et Harper en 1985. Plus du tiers des insectes au Québec n’a pas encore été recensé et des centaines d’espèces inédites restent toujours à décrire. La situation est encore plus marquée dans les tropiques. Les conservateurs sont, en train d’étudier, à titre d’exemple, cinq espèces nouvelles d’hémérodomes de Porto Rico, les premières à y être répertoriées.

Dernière modification : 15 octobre 2002

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