RESPONSABLE
Faculté de Médecine dentaire 514-343-6111 poste 5727

Adresse :
Entrée B-1 • Pavillon Roger-Gaudry


Horaire :
Été : ouvert sur réservation
Mercredi : 12h00 ŕ 16h00
Jeudi : 10h30 ŕ 16h00

Courriel : musee@medent.umontreal.ca
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Musée Eudore-Dubeau

Une grande partie de la collection que possède la Faculté de médecine dentaire a été réunie au début des années 80 dans le Musée Eudore-Dubeau, qui porte le nom du premier doyen de la faculté. La collection comprend plus d’un millier d’artefacts et de livres. Elle regroupe des instruments de travail, du mobilier, des livres anciens, des manuels scolaires, des gravures et des caricatures qui retracent l’itinéraire de la profession dentaire et ses progrès à travers les âges. La Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal fut longtemps la seule faculté francophone au Québec et demeure aujourd’hui la plus importante faculté francophone en Amérique. Elle a formé la plus large cohorte des dentistes québécois. Le conservateur est toujours à l’affût de documents et d’artefacts qui permettront de compléter la collection, la plus importante du genre au Québec.

Masque pour l’anesthésie générale

   Masque de métal recouvert de coton pour l’anesthésie au chlorure d’éthyle
   Environ 1930
   Québec

En 1844, une découverte d’Horace Wells a révolutionné le monde de la dentisterie : le gaz au « protoxyde d’azote ». La découverte du gaz anesthésiant a permis des opérations sans douleur. En raison des conditions économique et sociale, l’extraction des dents et leur remplacement par des prothèses ont pendant longtemps tenu une place importante dans la pratique de la dentisterie. Les dentistes se servaient souvent de l’anesthésie générale pour effectuer ces opérations. C’est avec des masques comme celui-ci que l’on anesthésiait les patients. Ce masque flexible s’ajuste au visage du patient. On verse du chlorure d’éthyle sur de la gaze pendant que le patient inspire. Aujourd’hui, l’anesthésie générale n’est plus pratiquée dans les cabinets dentaires et la réhabilitation de la dent a remplacé l’extraction.

La clef de Garengeot

   Origine inconnue

L’origine de cette clef est incertaine. Des auteurs l’attribuent à René-Jacques Croissant de Garengeot, dentiste français qui publie en 1723 un Nouveau Traité des Instruments de Chirurgie les plus Utiles dans lequel apparaît cette clef. D’autres lui attribuent des origines anglaise ou allemande. Elle porte aussi le nom de clef de frère Côme. La clef de Garengeot n’est en somme qu’un davier (pinces) pour extraire les dents, même si la pratique démontre qu’elle servait davantage à les casser. Le dessin même de la clef rend inévitable la fracture de la couronne de la dent. Lorsque le crochet est passé sur un côté de la dent et que le butoir repose sur le côté opposé, on comprend que la force de rotation imprimée au manche fera pivoter la couronne et la cassera probablement.

Les progrès des instruments rotatifs

   Foret droit
   Environ 1850

Cet instrument représente le foret dans sa forme la plus simple. La rotation est effectuée par les doigts de l’opérateur. Le travail est long, ardu et doit se limiter aux tissus dentaires ramollis par la carie. Nombre de révolutions par minute : 60 Pièce-à-main, Cette pièce-à-main, utilisée jusqu’en 1960, est fabriquée avec une partie contre-angulée pour que la fraise rejoigne toutes les surfaces de la dent. Elle est mue par un moteur électrique et la rotation est assurée par un bras articulé, des poulies et une corde. Cet instrument demande beaucoup d’efforts et engendre des vibrations. Nombre de révolutions par minute : 50 000 Turbine En plus d’être mue à l’air, cette turbine, utilisée depuis 1960, est dotée de fibres optiques pour éclairer le champ opératoire. Il y a absence de vibrations et la taille se fait rapidement et sans pression. Nombre de révolutions par minute : 500 000

Dernière modification : 15 octobre 2002

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